
Entre rap, slam et chanson française
Ulysse 2001 laisse à chaque concert une forte impression : celle d’un authentique conteur. Chaque morceau est une histoire dans laquelle il nous emmène, au fil de sa plume aux multiples influences. Karatéka, il aborde la scène comme un dojo et nous plonge avec lui dans sa musique précise, imagée et martiale.
Après Fragments en 2025, EP ayant obtenu l’aide à l’autoproduction de la Sacem, il se consacre aujourd’hui à son nouveau projet de 8 titres, Nuit blanche, dont le premier clip est paru en janvier 2026 et pour lequel il prévoit une sortie single par single jusqu’en juin.
À 24 ans, Ulysse 2001 se positionne comme un artiste complet et éclectique. Parolier, réalisateur et directeur artistique de ses projets, il navigue autant dans le milieu hip-hop que dans celui de chanson, et il s’épanouit dans ce pluralisme qu’il porte avec le pianiste Arnaud Kérébel, son duo scénique.
Le début de l’odyssée
Dès l’enfance, l’écriture et la musique sont ses principaux moyen d’expression, et c’est au lycée, à l’occasion d’un concert de fin d’année, qu’il prend la décision de s’y consacrer pleinement. Il fait ses premiers pas avec des singles et des clips réalisés de manière autonome, et avec les open-mics qu’il fréquente assidûment. En 2020, il passe un premier cap en produisant lui-même son premier projet Je crie, qu’il sort en 2021, sous le nom d’Ulysse Orpheus, et pour lequel il obtient, à 20 ans, une première aide à l’auto-production de la Sacem.
En 2022, sous son nom Ulysse 2001, il présente Naufrage. Cet EP marque une étape importante dans son développement, avec le clip de Naufrage notamment. Il s’envisage dès lors comme un artiste pluridisciplinaire porteur d’une vision globale mêlant audiovisuel, musique et narration.
Les années suivantes, Ulysse se structure en créant le collectif Grand Équipage qui s’illustre par une première date auto-produite au centre Paris Anim’ Ken Saro Wiwa en janvier 2024, en jauge pleine (120 places).

Fragments
En 2025, Ulysse 2001 revient sur le devant de la scène avec Fragments, un EP de sept morceaux écrits à différentes étapes de sa vie, traversé par des thématiques comme le deuil, le désir, la condition de vie urbaine. Le morceau Errance, titre de slam inspiré de l’Odyssée d’Homère, et dont il a écrit le clip, à l’instar des clips de Glock et de Guerre, constitue le noyau de Fragments.
Si Ulysse s’identifie au rap lyriciste, son projet puise aussi dans les influences musicales de ses collaborateurs et ses propres goûts musicaux, variés. La patte unique d’Arnaud Kérébel, pianiste classique et jazz, ainsi que des références électro-pop teintent ses dernières créations et le tout est sublimé par le mix et les arrangements de Jean-Baptiste Bachelot. Il prend également une direction de plus en plus chantée en s’inspirant de grands noms de la chanson française. Sa mère, Nathalie Hervieux, est la compositrice de ses deux premiers EP et de deux titres de Fragments, ainsi que la photographe du projet. Ce mélange d’inspirations et cette multi-générationnalité donne à ses productions une signature originale. Le projet est récompensé par l’aide à l’autoproduction de la Sacem début 2026.

Nuit blanche
Son projet actuel est une nouvelle expérience hybride, sur le plan musical et audio-visuel. À la croisée du rap, du slam et de l’electro-pop, Nuit blanche est pensé comme un voyage onirique aux quatre coins du monde, explorant notamment la quête d’un idéal féminin à travers différents « rêves », qui sont autant de clips.
C’est ainsi que Nuit blanche, en quête d’unité de l’autre, renvoie à Fragments, qui explorait la fracture de soi. À ces tableaux impressionnistes s’ajoutent deux morceaux supplémentaires (Hou et Devil) non clippés.
Avec ce projet, Ulysse 2001 assume pleinement sa vision 360 : il signe en effet la réalisation de la plupart de ses clips et produit en parallèle une date de rap orchestral à la mairie du 9e arrondissement de Paris, pour laquelle il a obtenu l’aide Hip-Hop de la Ville de Paris.
